évolution et convergence linguistique..

By io, 2012.05.24 (jeu.24.mai)

hello !

Tout le monde comprend ça, c’est simple comme bonjour..

..une petite note au passage, avant qu’on en ressorte, que ça paraisse normal et qu’on oublie à quoi ça peut servir.

Le phénomène d’absorption de l’anglais par les autres langues semble s’accélérer, et c’est bien.*

Une belle grande maison bleue et une bleue grande belle maison, est-ce la même chose ? Si on cherche où elle se trouve, oui. Si on veut faire joli, non. A priori rien d’extraordinaire puisque le français, belle langue et/ou langue belle, permet les deux

La facilité à enchainer 15 adjectifs tous rattachés à un mot m’a toujours semblé être un avantage logique offert par sa syntaxe au logos.english. Donc pourquoi ne pas l’utiliser, cette pratique simple.efficace.facile à traduire ?

et.

il n’y a pas que l’anglais littéraire et parlé. Concernant la syntaxe, il y a un anglais contemporain très puissant, une langue au nombreux dialectes qui a la particularité de s’écrire et de se lire, mais pas de se parler ni de s’entendre, bien qu’elle soit la seul langue humaine réellement explicite à ma connaissance, c’est celle qui s’adresse à la machine : le code.

Contrairement à beaucoup de nos langues vivantes, où sauf exception ( question:’?’ ), la ponctuation est implicite, le code informatique, contrairement à ce que son orthographe suggère, est toujours formel du point de vue de sa ponctuation : la ponctuation d’un code est toujours explicite, même si tout est fait pour simplifier la vie des développeurs en implémentant dans les langages informatiques des mécanismes introduisant un peu de souplesse.

Un code informatique interprète chaque ponctuation, toujours de la même façon, et la machine produit un résultat en fonction. Chaque ponctuation, de l’espace au saut de ligne, en passant par les points et les parenthèses, produit une action dans la machine qui la lit.

Chaque lettre(s) (a,b,c,abc,mot,hello,etc.) est mono-sémique pour une machine et un contexte. On peut dire la même chose du français : une carotte ça se mange quand on la cultive, et ça se mesure quand on l’extrait d’un sol. La seule différence, c’est que le contexte, pour la machine, doit lui aussi être explicite.

Une machine aura donc du mal à produire de l’humour, de l’humeur et de l’humain.

mais.

il arrive qu’un humain, ou un groupe d’humain, qui peut être à l’occasion son groupe le plus large à savoir l’espèce humaine elle même, ait un message important à divulguer.

Divulguer un message le rend vulgaire au sens ou il devient sans valeur d’échange, on le transmet gratuitement sans même y penser, et le message devient évident pour tout un chacun, pour n’importe qui, sans exception ni hiérarchie. Un message important.urgent a toujours cette caractéristique d’être le plus partagé et le plus mono-sémique possible : help ! hello ! thankYouMerci !

Si je m’attarde, certains penseront par obsession, ça n’est pour m’occuper mais pour que la terre reste occupable le plus longtemps possible pour une forme de vie comme la mienne.

il y a un but:goal à ce travail d’explicitation de la syntaxe et de tentative de production d’une langue écrite qui soit trans-linguistique dans le choix des lettre(s), mais explicite et mono-pragmatique dans celui de sa ponctuation.

Ce travail, il trouve sa causalité pointue dans la transmission nécessaire d’un savoir actuel aux générations futures.lointaines : un message comme |[ /!\ @fukushima :: nuclear:nucléaire.danger :: fuyez!:flee! ]| doit être lus.compris dans 50000 ans puisque nos déchets les plus infâmes seront encore là, toujours aussi nocifs, et probablement, si on ne fait rien, plus nombreux et moins bien protégés qu’aujourd’hui (2012).

Beaucoup se posent cette question, dans les gouvernement et les « agences » : comment garantir dans le temps la monosémie d’un message ? en ce qui me concerne je ne me pose pas de question puisque j’en suis nécessairement la réponse (sinon pourquoi me poser moi-même cette question ?).

il est probablement urgent de concevoir une langue dédiée aux messages humain(s).réellement.important :: ce projet d’un optimisme babelesque ne peut pas se permettre d’échouer au point d’en produire l’inverse, c’est à dire à en croire les plus pessimistes, la disparition pure et simple de l’humain sur terre.

 

*en ce qui concerne le français, qui est ma langue maternelle et paternelle, je suis bien placé pour observer cette mutation linguistique. Il y avait par exemple ce débat entre deux voyageurs twitterriens l’autre jour, l’un moquant le français comme un dialecte maladroit de l’anglais, l’autre moquant l’anglais comme le fumier dont se nourrit le nouveau français..

moi je ne me moque pas, mais j’observe qu’il y a effectivement un phénomène d’incorporation de l’anglais au français qui s’accélère depuis quelques temps, bien qu’il soit impossible de vérifier l’anglais (ou n’importe quelle langue), comme étant 1 seule langue qui soit partout tout-quand et par tous parlée pareille.

on parlait avant d’anglicisme quand on importait un mot anglais dans une phrase française, il s’agissait donc d’apporter au français un mot important, dont l’image est un groupe de lettre(s) non ponctuées.

mot++:mot(s)

les mots sont articulés entre eux à l’aide de la ponctuation. La plus courante est l’espace vide mais la plus élémentaire est rien:’ø’: ». Je suis toujours étonné de la patience que j’imagine immense des traducteurs de parchemins.grec.ancien où la ponctuation semble absente tant les lettres sont proches les unes des autres & d’un mot à l’autre.

la ponctuation, quelle qu’en soit l’aspect formel, c’est à dire l’image (vide, point, trait, ..), est ce qui permet d’imprimer dans la phrase elle même son mode d’emploi. C’est ce qu’on appelle sa syntaxe. un bref jeu de lettre(s) nous en rappelle l’origine : un saint axe..

mais dans un monde plus complexe qu’un axe, comme celui où il vit réellement, la structure du savoir humain s’articule à l’aide de rotules, dont le couplage peut, mais c’est un cas particulier, produire un axe, c’est à dire un trait autour duquel on peut tourner, sur un seul plan, contrairement à une rotule qui permet une rotation tridimensionnelle autour d’elle.

au delà des effets poétiques indéniablement inventifs qu’offre la rotule par rapport à l’axe, cette liberté est essentiellement pragma : tout langage est un langage de programmation du réel et le réel humain est 3d+1, ce qui est d’une complexité à la fois impossible dans un langage dont les outils syntaxiques ne proposent que des axes, et nécessaire pourtant à tout axe puisqu’il faut un point hors du plan de rotation réel produit par un axe pour définir ce plan dont les objets qui s’y définissent restent captifs.

or.

j’assiste depuis quelques temps à l’incorporation dans la langue française de la logique syntaxique anglaise concernant l’ordre et l’enchainement logique des mots eux-même. Je l’observe avec beaucoup d’attention dans le développement linguistique de ma propre fille, qui persiste malgré mes efforts pour l’en empêcher, à inverser l’adjectif et le mot qu’il qualifie lorsqu’elle évoque son ‘préféré doudou’.

je le retrouve, de façon exemplaire, sous la plume du journaliste qui a écrit cet article. Ainsi, malgré le ‘terrible spectre’, ‘les justes mots’ sont ‘politiquement instructifs’.

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