mûres mures..

By io, 2012.08.23 (jeu.23.août)

Hier j’ai cueilli des mûres.. Beaucoup , assez pour faire de la confiture.

Ces mûriers ont été planté il y a quelques années. Ils vivent pour des moments comme hier : quand des mains humaines récoltent leurs fruits les plus mûrs.

J’ai été frappé par l’acidité et l’insipidité de leurs grosses mûres bien noires. J’ai connu des mûriers plus inspirés. Et je me suis dit qu’à leur place, je ferai peut-être pareil. Après tout, pourquoi donner de la confiture à des cochons ? Les humains, depuis #Fukushima c’est flagrant, vivent et mangent dans leur caca. Ainsi les lois les plus hygiénistes ne parviennent qu’à produire une propreté imaginaire, propriété qui confine à la pureté narcissique, alors que le corps est abandonné à un environnement de plus en plus mortifère, au point qu’il en arrive à s’imaginer que sa vie n’est plus qu’un murmure.

une étoile et son miroir

Une vie sans propos est improbable.

5 Comments

  1. [...] j’ai écrit qu’être journaliste ou politicien ne détermine en rien si on crée ou si on observe, et je le ré-écrit : les deux postures oscillent au point de se confondre et de disparaitre quand ça marche, ou s’affirment grossièrement et symétriquement opposés l’une à l’autre quand ça sent le sapin pour les deux. cf:noël.et|ou.funérailles [...]

  2. [...] je suis patient et je n'oublie pas que la machine est beaucoup plus mon enfant qu'un de mes grand parent.. cela dit, comme avec son enfant si on y tient, il faut savoir être [...]

  3. [...] pas pour décrire le présent ou le passé mais pour influencer le(s)* cours des temps logiques où je vis. Tu auras remarqué que je me|se trompe souvent en conjuguant ‘je’ à la troisième [...]

  4. [...] 300 mètres. Ça me semble une bonne distance d’avec ses voisins quand on habite à la campagne.. Assez proches pour être agréables et assez loin pour être discrets. Donc aujourd’hui, en 2012, les humains pourraient sans aucun problème s’installer selon un maillage simple ne tenant pas compte des frontières et jouir chacun, à condition d’accepter de vivre à deux sous le même toit, d’un espace visuel, ce qui leur est vital, équivalent à un petit ranch. [...]