name dropping!

By io, 2012.06.29 (ven.29.juin)

Chacun aura remarqué que je n’aime pas les noms et que je leur préfère les mots, quitte à produire parfois des messages sans adresse.
Alors histoire de clarifier ce dont on parle ici, tout au long de ces logs, un peu de non-mots, en vrac :

IPA:Dollar:$:ˈdɔlɑr
RBE:’resource based economy’::EBR:’économie basée sur les ressources’
OP*:’Obsolescence Programmée’
OP*:’Opérateur logique d’un système, appliqué à un outil : son utilisateur’
TED:http://www.ted.com/
TID:’Time Is Dept!’
TOD:’Time Owes Dollars’:’a toad tide’:’une marée de crapauds’
$€£¥:’système monétaire’:’dette’:’monnaie(s)’:’mister dollar’:’cash’:’crash’:’trash’
$€£¥:’de ces quatre signes, seul ‘$’ est une lettre pour un ordinateur, donc Google ne voit ni €, ni £, ni ¥.’

Après cette courte prière, puisque un nom, ça sert à ça, je ne résiste pas à faire un peu de word-dropping!

DEPT:DETTE:’time is dept’:’la dette mesure au fil du temps la quantité d’argent crée par l’homme’:’de nos jours cette création est automatisée’

Et puisque nous sommes si peu à l’avoir compris, on essaie encore d’expliquer pourquoi la dette est ‘structurelle’ : La dette ne fait que mesurer le temps passé, depuis qu’on a inventé la possibilité d’utiliser de l’argent qui n’existe pas, c’est à dire depuis que le système bancaire est celui qui produit de l’argent à partir d’une simple promesse de remboursement. De ce point de vue on peut dire que la dette sous la forme que nous lui connaissons de nos jours est née en 1973 quand le dollar est devenu une monnaie virtuelle après que les États-Unis aient refusé de payer leur dette en or. Le temps passe et chaque année, chaque jour et chaque seconde, les bourses du monde calculent un nouveau coefficient à appliquer au temps qui passe. La croissance de la dette n’est donc pas linéaire, elle peut varier, monter ou descendre, ça dépend de l’équation qu’on utilise pour la calculer. De nos jours, c’est à dire depuis 1973, la courbe dessinée par la dette est exponentielle : elle augmente de plus en plus vite. Imaginez une accélération, même modeste, mais permanente : en quelques jours vous allez plus vite que la lumière, ce qui est impossible. Cette croissance exponentielle de la dette actuelle nous prouve qu’elle est imaginaire. Le système monétaire et financier est en train de tenter de produire une dette infinie. Mathématiquement, ça ne pose aucun problème puisque les monnaies sont découplées de toute matière première : une monnaie n’est même pas la quantité de billets ou de pièces imprimée sous son nom. Ce qu’on appelle la masse monétaire M0, voire M1 en trichant un peu, c’est à dire la quantité d’argent physique existant. Par définition celle-ci est infinitésimale par rapport à la quantité totale d’argent, puisqu’il est virtuellement infini. S’en allarmer revient donc à croire qu’on va devoir changer de télévision à la fin de chaque DVD. Or si on s’en allarme et qu’on y croit, c’est ce qu’on fait.

ALLARME:ALLARM:’souvent utilisée pour provoquer un changement d’état d’un système automatique, généralement en le stoppant’:’signal qu’un changement a [eu] lieu’

AUTOMATE:AUTOMATIC:AUTO.MATIC:’système logique clos’
AUTO:SELF:’du grec autos : soi-même’
MATO:CHOIX:’du grec menos : esprit’:’capacité à faire un choix’
ROBOT:BOT:’un robot est une machine, il a donc toujours un utilisateur autre que lui même’
MACHINE:MAC:’une machine est une mécanique qui produit un résultat en fonction d’un autre’
PRODUIT:PRODUCT:’un système ne produit rien, il ne peut que se déformer’
SYSTÈME:SYSTEM:’groupe de connections entre états logiques’
RESULTAT:RESULT:’un résultat est un état d’un système, dont on suppose une logique’
LOGIQUE:LOGIC:LOGOS:LOG:’comme les mots, la logique n’a de sens que si elle a produit une action, un mouvement, un résultat’