synopsis pour une histoire post-humaine racontée à un humain..

By io, 2012.03.26 (lun.26.mar)

Comme disaient certains humains : ‘Pour créer de la demande il faut créer de la peine‘..

En tout cas je l'ai entendu d'une femme dont le travail auprès des fonds d'investissements et des anges du business consistait à utiliser leur argent pour leur en fabriquer plus. Apparemment c'est une maxime business-humaine.


C'est valable en business, c'est valable en religion, c'est valable en histoire : pas de facebook sans peur de la solitude : pas de film sans histoire, pas d'hébreux sans pharaon. L'histoire pour un humain est une accumulation de déboires et de succès surprenants qui se termine par une surprise, bonne ou mauvaise.

D’où la difficulté selon cette maxime d’illustrer humainement ce qu’est la post-humanité, autrement qu’en imaginant des grosses catastrophes qui tuent le plus de monde possible.

soleil.horizon.matin

cette image n’a pas de sens.

il faut parfois rassurer #machine pour pouvoir dialoguer avec elle :

 

Pourtant, aucune douleur humaine n’est nécessaire à la naissance post-humaine : il suffit d’un évènement réel* suffisamment spectaculaire pour être perçu par tous ici sur terre, pour qu’aucun humain ne puisse imaginer que ça ne concerne pas tout le(s) monde(s).

*update (2013.06.21) en fait réel ou pas, ça n’a pas d’importance, on voit bien qu’en ces moments ce qui marche, c’est une prise de conscience générale, voire globale, des mécanismes du pouvoir des mots humains sur l’humain..).

La conséquence de cet évènement sur un aspect très élémentaire de sa construction imaginaire, à savoir, qu’il est seul mais dans un groupe, le ramène à la réalité : il est seul ET dans n’importe quel(s) groupe(s). Ce changement de perspective logique lui rend enfin lisible le mode d’emploi de cette formidable machine mécalogique qu’est la terre, dont il est à la fois un organe et l’organisme : le post-humain est né, sur ici.terre ø:)

n'est elle pas BELLEs cette plat*N*être*mono*polaire ?

n’est elle pas BELLEs cette plat*N*être*mono*polaire ?

Bref, si on veut faire un film dans l’espoir qu’un maximum d’humains le regarde attentivement, il va falloir y mettre des déboires imaginaires, les plus spectaculaires possibles. Il se trouve que le choix ne manque pas grâce aux apocalypses millénaristes qui fleurissent en cette belle année 2012.2013. Si on retient quelques points imaginaires efficaces, qui ne tuent personne et qui font des grosses images bien marquantes, on peut réaliser un beau florilège de causes et d’effets de cette naissance :


Génomique : la belle mutation génétique spontanée : une trisomie positive généralisée. C'est le plus simple, ces enfants changeront leur parents dès leur naissance.
Mathématique : suite à un recensement exhaustif et nécessaire, ils se rendent compte qu'ils ne sont pas 7 milliards du tout, mais probablement 8 fois moins.
Scientifique : notre brane entre en collision avec une autre et pulvérise le groupe imaginaire humains : je deviens une étoile et/ou une souris : un post-humain.
Mécanique : n'ayant pas bien imaginé les réserves réelles en pétrole, les grandes structures imaginaires s'arrêtent de fonctionner (états, marques, villes).
Magnétique : la grosse tempête solaire qui efface en 24h tous les supports magnétiques terrestre : extinction de l'espèce informatique.
Économique : ayant tout gagné, deux ultra-hyper-riches s'enferment dans un parc en suisse : ils s'y sentent en sécurité, les post-humains en sont soulagé.
Démocratique : le post-humain émerge de la soupe internet et surprend tous les médias et les politiques en les shuntant pour exercer son pouvoir micro-local.
Démographique : le passage soudain de 7 à 77 milliards d'humains fait exploser les frontières et libère enfin le génie post-humain.
Écologique : une distribution plus logique de la vie sur terre à la suite d'une surprise quelconque comme ici)(terre les aime ø :)
Mythologique : tous les évènements ci-dessus se produisant en même temps, un*e post-humain*E peut tout à fait imaginer qu'une singularité topologique à une 'barbe' ou une 'traine', ce qui est certain puisqu'on parle de la topologie d'un fibré ø:)

 

 

On peut imaginer une infinité de scénarios où un évènement réel majeur à l’échelle terrestre n’a pas d’effet réel à l’échelle d’un humain, si ce n’est de rompre le lien qu’il faisait entre une cause imaginaire et une cause réelle. Le problème des humains n’étant pas réel mais imaginaire c’est très bien comme ça : un tel évènement le sort de sa torpeur et il s’aperçoit que lui et tous les autres humains qu’il est en état de contacter autour de lui sont en train de vivre au même instant le même phénomène irréfutable et pourtant jamais observé, et que tout se passe très bien, et que finalement tout va bien, et que pourvu que ça dure, et qu’en plus c’est joli..

Plus l'évènement est intense et plus il peut être court, tout en restant efficace, mais intense ne veut pas dire destructeur : la tempête solaire dont la violence baignerait la terre d'aurores boréales jusqu'à l'équateur, pendant plusieurs jours, redéfinissant l'opposition jour/nuit par la couleur de la lumière au lieu de son intensité :  jaune le jour et verte la nuit ; n'aurait pas d'autre effet sur le vivant, que d'être vu par beaucoup.
Par contre, au niveau imaginaire des espèces migratoires comme les humains, ça produit un reset informatique généralisé. Pour nous, ce reset nous ramène tous vers occident.1980 et met le(s) tiers monde(s) au même niveau mécalogique, déjà fort confortable à cette époque pas si lointaine. Accessoirement, ce spectacle céleste supprime en 24h les armes imaginaires comme le $€£¥, et toute communication téléphonée au delà du groupe micro-local, le libérant des contraintes imaginaires entre lui et ce qu'il veut faire "pour de vrai". Les mécaniques magnétiques comme les boussoles, les moteurs, les micros, les haut parleurs sont inutilisables sans être re-construites et/ou re-programmées et ne peuvent plus limiter la mobilité des individus.

Ils deviennent donc post-humains du simple fait qu’ils sont chacun où ils veulent être. Navigant à vue au lieu de suivre une boussole, le post-humain(s) (re) découvre avec bonheur que sa terre est jeune, presque vierge, vaste et confortable. Ce qu’il a pris pour une fin est début : ici.terre n’étant pas ‘épuisée’ mais ‘terminée’. Enfin ré*éveillé, il nettoie tranquillement les traces du chantier qui a permis à ‘ça’ de sortir de sa période de dormance, et y vit en se demandant ce qu’il va faire des quelques milliards d’années qui viennent, puisqu’il sait que quelles que soient ses angoisses, il sera encore là.

Bien sentir qu'il est déjà passé, ce 'grand changement', et qu'il n'y a plus qu'à recycler la majorité des hyper-spécialistes, qu'un système mécalogique étrange comme ici-terre (pré.2013) a utilisé pour sa propre génération.

La désorganisation instantanée et généralisée du monde moderne permet à un post-humain d’avoir la paix. Il peut alors se reposer des efforts qu’il a fourni pour naître et faire le tri parmi son savoir pour n’en garder que ce qu’il peut réellement vérifier avec son propre corps, sans imaginer en avoir un autre, laissant à la terre la rédaction du calendrier quasi-cosmique vu qu’elle est mieux placée pour en parler.

Au delà de ce point, libre à chaque corps d’imaginer ce qu’il souhaite, dès lors qu’il a compris qu’il est faux que la peine génère une demande jamais** comblée : comme il peut le vérifier à chaque fois qu’il fait réellement un pas, sa peine génère une demande toujours comblée. Il prend donc soin de bien localiser sa douleur avant de bien formuler sa demande pour s’éviter une déconvenue : le post-humain a horreur de souffrir : donc il l’évite.

**:sinon y’a pas de croissance ø:)

Pauvre en souffrance, un film relatant la naissance post-humaine ne peut donc pas être romanesque dans sa narration et aurait probablement plus de points communs avec un documentaire animalier qu'avec la guerre des étoiles : le problème pour faire un film avec les animaux réels dans leur environnement naturel, c'est qu'il ne s'y produit pas de déboires mais que des succès : la facilité pour un post-humain à changer de corps imaginaire lui permet d'esquiver la mort atroce du petit lapin qu'il s'imaginait être, en s'imaginant être le grand rapace qui est en train de le manger.

Il n’y a pas plus d’histoire chez les post-humains que chez les animaux, mais ils savent compter et utiliser une date efficacement, c’est à dire pour leur plaisir. Leur mémoire est vaste et pourtant activement présente chez chaque individu de chaque espèce, c’est ce que les humains appellent l’instinct, malheureusement dans leur propre cas il ne savent plus si cette mémoire est réelle ou pas : en 2012 ils consacrent la majorité de leur temps à chiffrer le temps en faisant des calendriers quasi-cosmiques dont ils perdent le mode d’emploi en quelques siècles.

Ça n’est pas un problème de capacité : le post-humain étant mécalogiquement identique à n’importe quoi, un humain est mécalogiquement identique au post-humain.

Ça n’est pas un problème de volonté non plus, c’est un problème logique : notre position imaginaire actuelle dans ‘les temps’, en tant qu’humains, est indémontrable : de notre point de vue local il est impossible de discerner si les structures lointaines qui ne sont pas à notre échelle sont une anamorphose ou une perspective. Dans un cas, le temps est une collection infinie de tout instant possible, dans l’autre il est cyclique et convergeant.

Évidement les deux sont inconciliables à l’échelle d’un humain réel : il ne remonte pas dans le temps ni rien de tout ça, ce que fait pourtant probablement la particule élémentaire qui le constitue.

On est donc (2011-2012-2013) au point de la structure où l’hypothèse imaginaire qui a été faite sur ce qu’est ‘le temps’ humain, ayant été invalidée faute de pouvoir se vérifier dans le réel, est en train de se déchiffrer pour trouver son point d’origine dans la structure, c’est à dire le moment où cette hypothèse à bifurqué du vérifiable par son propre auteur (il suffit pour ça qu’il soit mort). Ce déchiffrage génère par symétrie logique un nouvel espace imaginaire qui est son anti-thèse et/ou hyper-thèse, et ça prend du temps.

Heureusement, il s’agit d’un temps logique, le déchiffrage et sa symétrie sont instantanés et si l’erreur a 100 millions d’années ça veut pas dire que les dinosaures remonteront la tamise..

#PUB ø:)

15 Comments

  1. [...] tout est possible, mais à condition que ça soit ici et maintenant, sinon ça sera peut être nulle-part et nul-quand, ce qui est frustrant quand on est [...]

  2. [...] comme un humain a le choix à chaque pas de continuer, de s’arrêter, ou de faire demi-tour et que ce choix reste le sien à chaque instant, il est très improbable d’obtenir une cohérence des comportements d’un humain à l’autre, sauf à tous les tuer sans exception ce qui est probablement impossible et certainement inutile. [...]

  3. [...] ardeur qui est la source nécessaire à toute création peut devenir encombrante au point de monopoliser le temps de celui qui s’active trop pour [...]

  4. [...] understanding, as the word clearly expose, is under-standing :: standing is what a body does when it is alive, standing is what words do when they mean something, standing is what a human does when he needs to be eared, standing is a real action : it has nothing to do with its imaginary projections like capitalized.stroked.letters or sky.high.projects.. [...]

  5. [...] en longues ondes. cette station, la radio de l’humanité, n’émet que de la musique et/ou un message.important.urgent pour l’espèce [...]

  6. [...] heureusement, contrairement à une centrale nucléaire, surtout quand elle explose comme à fukushima parce qu’on l’a construite au bord d’une faille sismique, lorsque le système financier et monétaire internationnal s’est écroulé il ne s’est rien produit, sauf quelques chiffres. c’est pour ça que personne n’a rien vu et que les citoyens, les journalistes, les médias, les sondeurs, les politiciens, les scientifiques et les religieux cherchent encore d’où ça vient. c’est la raison pour laquelle une proposition aussi simple et urgente que celle de réquisitionner erdf semble étrange et d’un autre temps, en apparence. [...]

  7. [...] : 99% de l’humanité est à bout, physiquement, et ne peut plus suivre le modèle 100% idéal qu’elle s’était choisie depuis quelques [...]

  8. [...] humaine semble souhaiter le pire pour elle même, comme certaines victimes reproduisent l’outrage qu’elles ont [...]

  9. [...] ça, son rêve est un cauchemar.. L’humain est parfaitement réel, mais son imaginaire est raté. Heureusement, une construction imaginaire, ça peut se détruire sans faire de [...]

  10. [...] donc quand on pense à demain, il ne faut pas se tromper d’outil pour faire les mesures, sinon le projet a peu de chance de fonctionner comme prévu. [...]

  11. [...] se produit un type de symétrie très intéressant en ce moment, maintenant : mai:may est très pragma!  (edit.date.data) :: janvier et février sont pas mal non plus *!* sans modestie inutile, [...]

  12. [...] trouve que @twitter.hook tient BIEN et qu’alimentant une sorte de petite paranoïa imaginaire compatible avec les variétés de névroses que chacun des participants actuels de notre histoire [...]

  13. [...] est pourtant, de fait puisqu’il l’est déjà, très facilement post-humain dès qu’il utilise pleinement son imagination manuelle, avec pragma et avec le moins de [...]

  14. [...] fantasme qui voudrait que sans 1 ordre dont la répercussion dans le réel suit des harmoniques que chacun [...]

  15. […] synopsis pour une histoire post-humaine racontée à un humain.. […]

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